Ma vie de Feignasse

27 janvier 2014

Vos djeules, les sirènes !

 

J’ai jamais été une naïde… Je sais même pas ce que ça fait. Pour moi 36, c’est une pointure, pas une taille. Le 34 ? De la science fiction.

En fait, de mémoire, autour de moi, y’a toujours eu de la graisse… Mon séant est confortable et mon ventre, euh… Bref.

Je vous ferai grâce des commentaires divers et avariés, des regards en coin, des “t-t-t” entendus quand j’allais mordre dans un hamburger, et des râteaux…

Nan, ça c’est bon…ça c’est pour mes soirées déprime, ma couette, ma télé, mon chat et le nutella.

Moi, ce soir, je vais vous parler de régimes… Paske figurez-vous que j’ai entendu parler d’un super régime trop facile qui fait perd… Nan j’déconne ! Paske vous, je ne sais pas, mais moi les régimes, diètes et autres abérations, j’en ai bouf… ah bah nan, justement.

Petit florilège :

La soupe aux choux.

C’est l’hiver et votre collègue Cunégonde passe le nez par la porte de votre bureau. Vous l’aimez bien Cunégonde, elle est ronde comme vous, vous avez donc développé une certaine compassion pour elle. Vous êtes liées. Vous êtes soeurs de popotin.

Plus tard vous apprendrez que Cunégonde est une vraie pétasse. Mais vous n’en n’êtes pas encore là.

En plus, ce matin Cunégonde a LA solution pour vous transformer en bombasse pour l’été. Et ça tombe bien, y’a un peu urgence vu qu’on est le 12 mai et que vous accusez une cinquantaine kilos de surplus.

Elle vous explique que ce régime miracle s’appelle la soupe aux choux et vous donne, l’air de rien la recette et le programme.

Recette et programme sont deux très grands mots. Par recette on entend : faire bouillir le chou, ajouter des aromates, des oignons, du lard, de l’hui… et le programme c’est : bois de la soupe jusqu’à ce que toi toute entière du suintes le chou de toutes tes pores. Ah si, parfois, tu peux manger des bananes, je ne sais pas pourquoi des bananes, mais je soupçonne une manipulation pour que la méthode ne soit pas barbare non plus.

La veille du premier jour vous êtes SUPER motivé-e, vous avez fait vos courses, fait bouillir votre énorme marmitte. En plus, vous êtes content-e, le chou ça coûte rien, du coup, il vous reste plein d’argent dans votre budget course, vous allez pouvoir vous faire un super res… ah nan, mert’.

Le premier jour, la soupe au chou dès le matin, ça passe difficilement…. mais c’est pas grave, c’est pour la bonne cause, vous allez être une BOMBE! A 10h vous enquillez le deuxième bol de soupe au chou… à 11h, vos collègues se plaignent d’une odeur nauséabonde (“Ah ? Wé maintenant que tu le dis… les canalisations, non ?”), de midi à 17h vous descendez la soupe comme du ptit lait, pas paske c’est bon, mais paske vous avez FAIM ! Il vous faut des protéines et des féculents. Votre estomac fait un bruit monstrueux entre la faim et la disgestion, vous revivez la guerre des tranchées de l’intérieur. Merveilleux.

Heureusement la cure ne dure que 7 jours, mais c’est suffisant pour que vos collègues aient demandé leur mutation, rester plus de 10 mins dans votre voiture vous asphyxie, et vous machouillez tous vos stylos parce que la mastication vous manque. D’un autre côté, vous avez perdu 9 kgs, que vous avez repris dans les 7 jours suivants avec force viande, frites et chocolat.

La salle de sport.

Tous les magazines de morues le disent, pour perdre efficacement, vous devez bouger votre dix-septième lettre et de préférence pas seul-e, histoire d’être surv motivé-e. Alors sur les conseils avisés de Henriette, vous la suivez dans sa salle de sport préférée et vous écoutez religieusement les conseils du coach/propriétaire, si tous les muscles répondent “présents” sous le lycra, il ne dépasse pas le mètre 65 et a quand même une sacrée tête d'intello ou de freluquet. On dirait un premier de la classe qui a pris sa part de claques par les petites brutes de cour d’école, puis qui s’est vengé sur un banc de muscu qui n’avait demandé.

Il vous explique que grâce au sport et à la poudre magique (protéinée et mélangée dans le lait, pas une autre, hein ?), vous serez une vraie bombasse. Entre temps, il vous dit que la pilule c’est le mal, ça fait grossir, et que regardez sa femme (là, il pointe la dix-septième lettre de madame) jamais pris la pilule, elle a pas un pêt de graisse, les gynécos sont des gros cons qui veulent faire grossir les femmes et entraver les chemins des filles vers la bonnassitude.

Alors les premières semaines vous suivez le rythme de 3 séances par semaine, vous résistez à la tentation d’envoyer une haltère à la tronche de la dinde qui a eu le malheur d’exprimer un “haaaaaaaaaan, mon 36 me boudine, chuis rien qu’une grosse vache”, et vous soufflez comme un-e autiste sur votre banc de muscu. Chaque séance finit par une vingtaine de minutes de cardio sur un vélo à regarder des clips de RnB avec des mecs musclés et des nanas en bikinis histoire de vous anéantir un peu plus.

Au bout de quelques semaines, vous avez de plus en plus  ‘poney’ ou ‘piscine’ et de moins en moins souvent muscu. En plus, ça sert à rien, vous n’avez pas perdu un gramme, et non, les pizzas, hamburgers, et autres gateaux choco que vous avez ingurgité entre temps n’ont rien à voir là-dedans.

Le diététicien

Un matin vous réalisez LA vérité. Le seul qui pourra vous aider dans votre chemin vers la bombassitude, c’est un médecin spécialisé. Quelqu’un qui a étudié la source et la solution au problème. Quelqu’un qui vous comprend, parce que des gens comme vous, il en voit tous les jours. Vous allez voir ce médecin, et vous êtes serein-e, parce que vous savez que êtes sur la bonne voie. Vous vous asseyez, elle vous regarde de haaaaaaaaaaaaaut en baaaaaaaaaas et à ce moment vous réalisez que, non, ce ne sera pas si tranquille et la température ambiante descend d’une dizaine de degrés. Vouuuch’, comme ça.

Vous restez habillé-e, mais pendant toute la consultation, vous vous sentez à pwals. Vous êtes décortiqué-e, poids, taille, antécédents, habitudes alimentaires, précédents régimes… Bref tout est abordé sauf une chose ! Les goûts personnels ne sont pas au programme, si vous aimez pas les légumes, elle s’en carre le steak, vous vous forcerez, et pis c’est tout.

Vous sortez de son cabinet la tête à l’envers et une feuille dans la main. Dans cette feuille ? Votre vie future… Enfin vos assiettes futures. Tout est pesé au gramme près, on mangera 70 grs de viande blanche et pas un de plus. Mais bon, elle est humaine.

“Le gâteau est toléré, nous ne sommes pas psychorigides (tentative de sourire), vous avez le droit à une pointe de gâteau au yaourt de temps en temps. (...) Toutes les semaines ? Hahaha vous avez de l’humour… tous les trimestres plutôt, soyons raisonnable”. Le chocolat, c’est le mal, la crème un suppôt de Satan et le foie gras une arme de destruction massive.

Les premiers jours vous suivez bien gentillement l’assiette type (moitié légumes, quart protéines, quart féculents) et vous prenez un peu sur vous. Au bout de quelques semaines vous… Bin vous avez craqué depuis le 3ème jour quand on vous a retrouvé la main enfoncée jusqu’au coude dans un pot de pâte à tartiner.

Les protéines.

Cunégonde a eu vent de vos précédents ratages, et elle compatit car elle aussi a connu les mêmes déboires, mais c’est derrière nous car elle arrive la solution mirace, les sachets protéinés.

Là, je ne parle pas du Ducon, je parle de sachets de poudre aux goûts syntétiques qui vous donnent l’illusion de ressembler à de vrais plats.

Ces sachets ne se vendent pas à l’hypermarché du coin. Cunégonde donc me donne l’adresse d’une diétécienne qui est présente dans son cabinet un jour par semaine, juste ce qu’il faut pour recevoir les pigeons patients à la chaîne, distribuer la feuille de commande, et encaisser 75€ au passage. Les sachets protéinés ça coûte un pont et son entretien annuel, mais c’est pas grave paske vous n'avez droit qu’à manger des légumes et vous venez de signer l’arrêt de mort de votre vie sociale pour les mois à venir. Les sachets ont deux types de goût, salé ou sucré. Polystyrène ou carton. Immonde ou ignoble à la longue. Midi et soir on a le choix entre soupe ou omelette, et matin et en-cas, entremet ou truc bizarre qui ressemble à jus de fruit mal épaissi. Vous perdrez vite, très vite, du poids, vos amis (vous n’êtes plus invité-e, et votre soirée soupe/omelette de Nouvel An n’a pas eu l’effet escompté), votre famille (à Noël, vous avez fondu en larmes devant le foie gras, et vous êtes allé-e manger votre soupe en sanglottant enfermé-e à double de tour dans la chambre d’ami sous la pile de manteaux), vos économies et votre teint de pêche. Vous êtes devenu-e mince, gris-e et flasque.

Vous décidez d’arrêter, et allez fêter votre perte de poids fantastique dans un restaurant avec vos amis votre famille, le gueuleton a duré 4 jours, vous avez contracté un emprunt à 37% pour le rembourser et vous avez repris tout le poids perdu.

Le médicament ‘miracle’

Vous partez en voyage aux Stazunis, et Machine, qui vous accompagne, vous propose de se fournir en Merdical, médicamement aux effets miraculeux qui fait perdre la graisse sans efforts.

Pourquoi aux Stazunis ? Paske c’est interdit en France, quel pays de pisse-froid.

L’effet ‘miraculeux’ est indiqué sur la boîte sous la forme de deux mots magiques.

“Incontinence fécale”...

Ca devrait vous re-faire poser la boîte dans son rayon et vous faire fuir loin de tout ça. Mais non, galvanisé-e par la facilité déconcertante vous déposez une boîte dans votre panier et passez à la caisse. Vous commencerez dès le premier jour de retour au bureau.

Au bout du troisième jour vous avez prévu un duo slop/pantalon de remplacement au bureau.

Au bout du cinquième jour, la boîte a malencontreusement glissé vers la poubelle (oups).



Depuis, les régimes, vous avez arrêté. Quand Cunégonde est venue vous parler de ballon gastrique vous l’avez renvoyée voir plus loin si vous y étiez. Elle a donc oublié le chemin de votre bureau quand elle a voulu parler de Ducon, bypass, ou de détox.

Et vous ne vous en portez pas plus mal.

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15 août 2013

Baballe ?

Ou comment ma curiosité m'a poussée à me mêler au supporter de foot basique. Une expérience sociologique.


Soyons clair. Je n'y connais rien au foot. Le seul match que j'ai regardé en entier à la télé, c'était la finale de la coupe du monde. En 1998, hein ? Les fameux 3-0, Zizou, etc... J'ai surtout activement participé à la grosse liesse qui a suivi, et je m'y suis fait une de mes plus belles frayeurs de jeune conductrice quand avec mes 8 semaines de permis, j'ai dû traverser seule, avec la Punto de maman ma petite ville au milieu du bordel ambiant.

Breeeef.


15 ans se sont écoulés, et je n'y comprends toujours rien. Je ne sais pas quels joueurs jouent dans quel club, je ne sais pas faire la différence entre un corner et un penalty, je ne connais rien aux règles du changement de joueurs, et je n'ai jamais cherché à comprendre.

Mais voilà, je suis curieuse. Et quand il y a quelques mois, le cirque a proposé d'affrêter un car pour des collègues pour aller à Bruxelles voir le match amical France-Belgique et devant l'engouement de quelques collègues pour y aller, je me suis dite que le foot, c'est comme les brocolis, on dit pas "J'aime pas" si on y a pas goûté.

C'est aussi l'occasion pour moi d'observer la faune locale, notamment le supporter dans son milieu naturel.

Au préalable, le comité organisateur nous a prévenus "Les gens, on part avec des belges. Les français, vous serez minoritaires, alors vous serez bien gentils de faire profil bas, sinon ça va kier." ... Le ton est donné.

16h30, rendez-vous près du bus. Tout le monde arrive, ambiance bon enfant, je comprends un mot sur 4 pendant les conversations, je tente de suivre mais je serais partie avec un cortège Ouzbek que ça m'aurait fait le même effet.

17h, je sirote ma prèmière bière. Toujours dans une tentative d'intégration évidemment, en aucun cas pour mon bien-être personnel (ahem).

17h30, j'accepte la deuxième bière, mon idée est de griller encore quelques neurones et m'intégrer encore plus.

18h, j'arrose avec soulagement les kiottes du bus.

18h30, on arrive sur le ring de Bruxelles, il reste 10 kms, on estime le temps de parcours restant à 3h, on devrait voir le coup d'envoi sur l'écran du bus... Trève de plaisanterie, les billets sont distribués, j'ai récupéré un superbe bonnet aux couleurs d'une bière belge, joie. On en profite aussi pour répéter les hymnes nationnaux, et je remarque que la Brabançonne a nettement moins de succès que la Marseillaise.

Finalement on arrive. Sortie du parking et direction le stade. La couleur dominante et le rouge, beaucoup et partout. Entre ses congénaires et en signe de raliement, le supporter de foute beugle fort. La rareté de représentantes du sexe féminin me fait constater que ce beuglement n'est en aucun cas un chant de parade nuptiale. Par contre dans le panel de femelles, comme dans tout groupe sociologique, certaines déclinaisons de poupouffes existe là aussi. Comme partout elle se reconnaît par ses talons aiguilles, son maquillage outrancier, une robe plutôt courte, le modèle est assez rare et inattendu dans cet environnement. Leur tentative semble voué à la reproduction tandis que pour survivre dans ce milieu hostile, d'autres femelles préfèrent quant à elles l'adaptation par l'imitation, dans ce cas il est presque impossible de discerner le mâle de la femelle.

Sur le chemin, une loooooongue rangée de barraques à frites répond à ma question : "Qu'est ce qu'on mange ???".

Le supporter de foot s'abreuvant essentiellement de bière, il pisse, beaucoup et partout. J'en trouve quelques uns, tournant le dos à la foule, urinant copieusement en contrebas, sur la route. Celle par laquelle on vient de passer pour aller se garer. Voilà voilà.

Nous traversons une petite zone résidentielle pour arriver jusqu'au Stade Roi Baudoin, policiers, chevaux, fumigènes, beuglements sont là pour accompagner cette transhumance. J'ai une pensée émue pour les riverains, fans de foot ou pas, je me demande encore si ça leur arrive souvent de ramasser des supporter cuvant leurs bières au petit matin dans le jardin. Comme nains de jardins, c'est plutôt conceptuel.

Nous arrivons finalement, on arrive presque dans le lieu sacré. Les journalistes sont présents, les officiels, les sponsors, et... les baraques à hamburger/bière/frites. Je n'ai pas vraiment osé demander de salade, ou d'eau gazeuse, la gastronomie belge étant ce qu'elle est, je commanderai donc un triptique hamburger/bière/frites et flingue ainsi mon capital FatWatchers pour 3 mois en 12 mins.

Spa grave, le temps de monter à notre tribune, j'en ai déjà perdu la moitié (putain c'est haut).

Voilà, je suis assise et je vois le reste des tribunes se colorer en rouge, un tout petit coin est réservé aux supporters français, bien à l'écart des belges, mesure de protection apparemment. Le supporter est un animal sauvage, qui réagit très vite aux codes visuels (couleur agressive) et sonnores (chant patriotique opposé).

En contrebas, sur le stade les joueurs s'entraînent, tapent dans le ballon, font des petits pas, des aller-retours, jonglent. Probalement un moyen de faire comprendre au public qu'ils sont là et en forme. Le joueur de foot n'est pas Lady Gaga, il commence à l'heure. Point.

C'est d'ailleurs l'heure des hymnes nationaux. Les joueurs forment une belle ligne, drapeau de chaque côté, petit n'enfant loué pour l'occasion devant chaque joueur. On demande aux supporters de respecter et de se lever pendant les hymnes. Si la notion 'debout' est bien assimilée chez le supporter, celle de 'respect' en revanche semble encore perfectible. Mais soit, j'ai chanté beuglé la Marseillaise au milieu de mes compatriotes sous quelques sifflets belges (en même temps, j'avoue que je me fais souvent huer quand je chante).

Enfin le coup d'envoi est lancé, et un brouhaha presque religieux se fait entendre. J'ai mis du temps à coordonner les couleurs, ne comprenant pas les règles de suite, cernée par les belges et les français, je pense que mes premières réactions manquaient de coordination, il m'a bien fallu 10 mins avant de trouver de vrais repères et de synchroniser mes réactions correctement.

Pendant le match, le supporter ne s'exprime plus que par monosyllabes, les mots de plus de deux syllabes sont essentiellement des insultes, soit mettant en doute l'hétérosexualité ou l'intelligence du joueur/arbitre, soit suggérant des activités pas très louables de la mère de ce dernier. Dans le reste des cas, une forme de communication non-verbale se met en place. Parfois celà porte à confusion, selon le ton utilisé un bras levé accompagné d'un "OoooohhOoooh" peut signifier soit "Oui, super, je suis content, vas-y" ou bien "Mais non, espèce de [censuré] de fils de [censuré] d'[censuré] de ta [censuré]"

Au bout de 45 mins, c'est la mi-temps. Le joueur en profite pour se reposer tandis que le supporter en profite pour refaire le plein (bière et/ou nicotine surtout) ou vidanger. Les mâles étant plus nombreux que les femelles, les kiottes pour dames se retrouvent moins prises d'assaut que celles des hommes, du coup les plus pressés se retrouvent 'innocemment' à squatter nos lieux d'aisances, à tel point que j'ai vérifié par deux fois si j'étais bien allée au bon endroit.

Au deuxième coup d'envoi, quelque chose me perturbe fortement, mes repères volent en éclat et je ne suis plus synchrone.
lls ont changé de place dans le terrain, rien que pour m'embêter ! Je dois reprendre une 10aine de minutes pour me réadapter.

Mais entre temps, la magie a opéré. Portée par mon entourage, la liesse collective et les encourragements, je me suis laissée prendre au jeu. J'ai finalement moins mis longtemps que je ne le craignais pensais avant de me mettre à mon tour à beugler en choeur. Entendons-nous j'ai toujours pas pigé la moitié du quart des règles, je sais toujours pas pourquoi de temps en temps, un des joueurs devait s'exhiler au coin avec le ballon, pour le rebalancer vers ses copains.

Le résultat sera donc match nul, 0 à 0. Une fois fini et prête à partir, j'étais à deux doigts d'exprimer mon enthousiasme après ce dépucelage footballistique et annoncer auprès de mes collègues ma joie d'avoir partagé ce grand moment... et j'ai préféré finalement fermer ma djeule après le troisième "... à chier" que j'ai entendu. Le supporter étant légèrement chatouilleux après un match quelque soit le résultat, exprimer un avis un peu trop différent de l'ambiance générale est légèrement suicidaire.

 

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23 juillet 2013

Cordon pas très bleu

Réussir ses rouleaux de printemps ( méthode pifométrique et néanmoins délicieuse) (enfin très bonne) (enfin gustativement intéressante)

J’aime la cuisine asiatique, beaucoup, passionnément même. Mon manque de motivation légendaire ne me permettant pas de réussir beaucoup de plats moi-même, ce n'est pas toujours évident. Mais il suffit de faire un inventaire dans ma cuisine pour constater qu’il y a plus de sauce soja que de ketchup, plus de feuilles de nori que de lasagnes et plus de nouilles de riz que de nouilles tout-court. Bref, vous m’avez comprise.

En ce moment (enfin si je ne mets pas 6 mois à publier cet article) il fait chaud sa mère, et à part le barbecue, rien de chaud ne semble comestible ! Bref, au bout de quelques semaines on a épuisé toutes les recettes de salade que l’on connaît et on se dit que changer de registre serait pas mal ! Depuis quelques jours je ne pense à presque qu’une chose : Des rouleaux de printemps !

Mon dealer habituel sévit bien loin de chez moi… du coup, n’ayant pas envie d’emprunter une longue route parsemée de camping-cars bataves, je fais avec les moyens du bord.  

Je vais me les rouler moi-même.

J’adore les défis.

 J’avais commencé le shopping vendredi, mais faute de pousses de soja, j’ai repoussé la préparation au lundi.

 Bref

Il est 19h, vous crevez la dalle, et vous voulez vous lancer dans l’aventure.

Il vous faut (enfin, j’ai utilisé) :

-          Des grosses crevettes (j’ai pas de gabarits détaillé, on va dire plus grosses qu’une crevette grise et moins grosses qu’un homard).

-          Du poulet (fermier, jaune, élevé au grain, français, belge à la limite, bio… oui en barquette, ça marche aussi).

-          De la coriandre fraîche.

-          Des pousses de soja.

-          Des feuilles de riz (ça se complique)

-          Des nouilles de riz (là, je ne peux plus rien pour vous)

C’est à partir de ce moment que les puristes vont commencer à se scandaliser et se déchaîner dans les commentaires que ‘Oh mon dieu, non, sacrilège, blasphème, on ne fait pas comme ça !!!’. Je calme de suite les esprits en rétorquant que je fais à manger comme JE veux, pask’au final, celle qui mange c’est moi !

Merde.

 La première étape c’est la cuisson. Du poulet (pask’à ce jour, on a pas encore démontré les bénéfices de la salmonelle) (alors il sera cuit). Votre poulet, vous l’assaisonnez, et vous le passez à la poêle pour le cuire de manière homogène. On le cuit hein ? On ne le grille pas.

Ou alors.

Ou alors, vous avez la méthode SuperFeignasse, déballage des filets, jetage dans croonde, 3 minutes et c’est plié. Blanc, caoutchouteux à souhait. Une merveille !

Tant que vous y êtes, vous pouvez cuire aussi les nouilles de riz, paske cru c’est un peu trop croquant. A la différence des pâtes classiques qui connaissent 5 états (fraîches, crues, al dente, fondantes et porridge), les nouilles de riz n’en connaissent que 3 (crues, cuites, gélatine). La différence entre le 2e et le 3e état, c’est très exactement 4 secondes. Ou alors une notification FB dans mon cas.

Bref, les nouilles sont (trop) cuites, le poulet (à peu près) cuit, les autres ingrédients restent tels quels, il est temps de passer au montage.

Petite précision, les feuilles de riz une fois mouillées, ont un coefficient de chiantitude assez élevé, si vous avez la dextérité d’un parkinsonien sous caféine, faites-vous une salade, ce sera plus rapide.

Préparez bien vos ingrédients, poulet découpé en lamelles, crevettes coupées en deux (si vous possédez un félin, il vient normalement de se téléporter sur votre plan de travail), coriandre, pousses de soja, nouilles dans l’égouttoir, et saladier d’eau.

Donnez une crevette à votre chat pour avoir la paix 30 secondes (et le faire descendre du plan de travail, c’est dégueulasse, merde).

Trempez une feuille de riz, EN AUCUN CAS vous ne devez l’essorer comme une serviette, je répète EN AUCUN CAS !!! Les conséquences pourraient être désastreuses !

Placez-la sur une assiette, tapissez un petit carré de feuilles de coriandre, 2 crevettes puis du poulet, un peu de pousse de soja, et un peu de nouilles. Une mini pièce montée en rectangle de 10 cms sur 4.

Puis vient la phase de roulage, sauf que chez moi ça devient du pliage.

Oui, paske dans les petits restos chinois, le rouleau de printemps ressemble à vrai rouleau ! Il tient dans la main et ne bouge pas.

Si j’entame le roulage, la feuille de riz se déchire et tout fout l’camp. À la 4e tentative je me retrouve en position fœtale dans ma cuisine, pleurant mon incompétence.

Alors je plie. Un côté, les deux bouts, et l’aut’ côté.

Continuez jusqu’à épuisement des stocks.

Voilà, si normalement, vous avez suivi toutes ces étapes, vous devriez avoir (comme moi) un petit tas de parallélépipèdes pas très rectangles, tout mous, et parfois un peu croquant car vous avez négligé l’humidification de certaines feuilles.

Mais c’est bon (enfin comestible) !

Attation ! Je dois attirer votre attention sur la capacité d'absorbtion de la feuille de riz humide, elle a tendance à fusionner avec tout ce qui a des fibres, y compris le papier absorbant. C'est con, c'est exactement ce que j'ai utilisé pour les séparer.


Attation no. 2 ! Votre félin aura bien compris que sous cette fine couche transparente il y a de la viande et de la crevette, il n'aura aucun scrupule à les dépiauter sous vos yeux.


Vous voilà prévenus.

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18 février 2013

Le soleil vient de se lever... (air connu)

SVL01

SLV02

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04 février 2013

Aujourd'hui est un grand jour !

Oui oui m'sieur, dame.

Aujourd'hui est un très grand jour. Paske aujourd'hui n'est pas le jour où j'ai décidé de re-bloguer. Ah non, ça je l'ai décidé depuis... pfiouuuu au moins deux mois.

Non.

Aujourd'hui est le jour où je me suis sorti les doigts de ma dix-septième lettre (êêêêê) et écrit une note de blog.

Voilà.

Enfin, non seulement j'écris une note de blog, mais en plus je raconte un truc !

Ahem (et je m'éclaircis la voix sur mon clavier si je veux)

---

Nous sommes donc en décembre 2012, je suis à la gare de GrolandVille et je vais chercher un pote qui reste le week-end. J'ai trente minutes d'avance, il commence à faire faim, et j'ai envie d'aller... vidanger un peu. Et non, je ne vais pas vous faire passer par tous mes états physiologiques, mais c'est important pour la suite.
Je me dis que je passerai bien par les petits coins de la gare, mais je me rappelle aussi de ma première visite de ces lieux, il y a quelques années, quand une miction imminente m'a fait descendre voir la fameuse dame pipi. J'y trouve des tourniquets et me rends compte que l'entrée coûte 1€50

...

UN EURO CINQUANTE.

- Euh... m'dame la Dame Pipi, 1€50 ? C'est une erreur ? Vous avez laissé le prix en francs grolandais ?
- Non, le prix est bien en €. Mais nos toilettes sont im-pec-ca-bles, on pourrait manger par terre.
- Ah oui. Mais non. Moi là en fait je viens pas pour y manger, hein ?

(fin du flashback) (oui, c'était un flashback) (suivez un peu, merde)


Puisque j'ai aussi faim je pourrais joindre l'utile à l'agréable et faire les deux au même endroit. Oui enfin non, pas tout à fait au même endroit, mais sous le même toit... Enfin bref, vous m'avez comprise.

Un peu loin, il y a un McMachin, endroit idéal pour manger un truc pas trop cher et faire un pipi gratos. Comme je suis une fille et que j'ai une vessie de souris, ce serait bien que j'aille aux kiottes avant d'aller manger histoire de pas danser ridiculement sur mon tabouret pendant tout le repas. J'entre donc, me dirige vers l'escalier des kiottes, et... ah bah non. Code ? Pfff même pas. Au Groland nous aimons compliquer la vie de compatriotes.

Au McMachin du Groland, tu mets une pièce de 1€, tu récupères un ticket, tu vas faire ce que tu dois faire, tu vas commander à manger et on te déduit l'€.

Bah wé c'est facile.

Sauf que j'ai pas 1€.

J'ai même pas de fric, en fait. Et passer au distributeur était aussi sur la liste des trucs à faire avant d'aller chercher mon pote. Et comme j'ai une mémoire de poisson rouge amnésique, j'ai oublié.

Sauf que là, ça urge, si je ne suis pas au dessus d'un kiotte dans les 3 mins, je fais pipi, là, au miyeu du resto (bonjour m'sieur, dame).

Donc direction le comptoir, presque personne, c'est déjà ça.

- Bonjour, je voudrais aller aux toilettes puis commander à manger, dans cet ordre, mais comme je compte payer par carte, y'aurait-il une autre possibilité ?

- Pardon ? (Enfin non, elle n'a pas dit "pardon" elle m'a adressé un regard bovin avec la lèvre supérieure en suspension... j'ai extrapolé)

- Bonjour, je voudrais aller aux toilettes puis commander à manger, dans cet ordre, mais comme je compte payer par carte, y'aurait-il une autre possibilité ?

- Jean-Jacques, amène la clé des toilettes ! La dame voudrait y aller mais elle a pas d'argent !!! 

 Bon, le restaurant entier me regarde... chuis sûre que si j'avais fait pipi au miyeu du restaurant comme prévu, ça aurait été plus discret.

On suit donc le gérant, qui m'escorte jusqu'à l'entrée des kiottes et m'ouvre le tourniquet. Je me suis sentie comme une ado quand les parents viennent nous chercher à une grosse fête. En savattes et bigoudis. Tu la sens la marche de la honte ?

Bon. Bref. Quelques minutes plus tard, je remonte et me retrouve dans les escaliers face à quelqu'un qui s'apprête à passer le tourniquet. Il va mettre une pièce ?

Non.

Il tend le bras à l'intérieur et ouvre le bouton qui permet la sortie, débloquant le tourniquet, et entrant, sans payer. Et sans ameuter le restaurant.

Parfois on pense pouvoir passer entre les gouttes, on se dit qu'on est presque en tête du troupeau, que finalement notre cas n'est pas si désespéré. Et pis comme ça, bêtement, le karma revient nous remettre à notre place, et nous faire réaliser cette chose toute simple :

Ah, putain. Je suis un boulet.

 

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15 août 2011

L'artiste qui sommeille en moi est une quiche

previewVu que l'image est un grande et que Canalblog n'est très coopératif pour me l'afficher en entier, la manipulation s'avère presque cavalière... Clic sur l'image, pis clic droit et "Afficher l'image"... Pourquoi faire simple ?

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09 août 2011

Geekisation en cours

BIGBANGTHEORY

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26 décembre 2010

Je ne laisse pas mes frustrations prendre le pas sur ma vie sociale !

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29 septembre 2010

Guitar Zero

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Parce que mon côté geek a des limites... le solfège et la coordination surtout !

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25 septembre 2010

L'heure est grave !

004_CAPOTTES

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